Thomas Hirschhorn

Installation au palais de Tokyo  dans le cadre de l’exposition  Etat du ciel.

hirschhorn flamme

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Flamme éternelle c’est le nom de l’installation qui est proposé par Hirschhorn. C’est  une œuvre d’art dans l’esprit des installations précédentes. Mais celle du  Palais de Tokyo est gigantesque.

Cette installation crée un espace public ou des moments d’espace public elle occupe à la fois l’espace e et le temps. C’est  un lieu de rencontres de dialogues, de confrontation.

Le titre de cette œuvre vient du fait que cette installation ou assemblages est un travail actif à l’intérieur duquel  l’activité ne s’arrête jamais. Une activité qui roule sans arrêt comme la circulation automobile à laquelle l’installation fait allusion avec cette énorme quantité de pneu usés qui  la compose largement.

La Flamme éternelle  est un signal de ce qui n’est pas éteint et nourri et entretenu. La forme existe toujours.

 

En 2000 il a obtenu le prix Marcel Duchamp « le lauréat d’après le jury fait preuve relève d’une originalité et d’une inventivité remarquables ».

Il travaille autour des champs : amours, esthétique, philosophie et politique. Il pense que l’art et la philosophie avance en parallèle. Faire de l’art c’est aussi affirmer une forme, donner une forme et s engager avec la forme. Il ne travaille pas contre le chaos mais travaille dans la complexité à l’intérieur du chaos. Il utilise la photographie comme un moyen d’expression et même une arme pour présenter des idées. Par exemple il utilise le livre comme matériau et chaque livre utilisé est important. Ses œuvres ont une apparence chaotique. Souvent son œuvre occupe la totalité de la galerie et présenté comme œuvre unique.

Thomas Hirschhorn développe un sens aigue du collage montage assemblage et de la récupération. Il utilise le carton, le scotch, les feuilles d’alu et joue sur l’image du réseau en intervenant avec un matériau sans valeur, qui a toutefois une connotation écologique et misérabiliste.Il existe déjà une forte tradition de la récupération dans l’art Suisse comme chez Frank Gehry ou Jean Tinguely et Bernard Luginbühl. .

Thomas Hirschhorn s’approprie les éléments utilisés par les exclus, cartons, pancartes pour affirmer son propre message. En fait l’oeuvre ne réside pas dans la création d’un objet ou d’une toile, mais dans l’invention d’une méthode, d’une manière de présenter des oeuvres ou des questions. Il développe et propose une métaphore du réseau avec ses tuyaux de papier d’alu torsadé notamment. C’est une formulation originale du rapport à l’objet, œuvre d’art, il ne s’agit plus tant d’objets, mais de textes, de documents réels qui sont mis en scène, offerts à la curiosité du public dans un geste d’exposition rhétorique baroque.

Hirschhorn travaille sur l’exposé, l’exposition, la présentation, la spécificité de ce langage, qu’il traite comme un instrument rhétorique, par rapport à d’autres modes d’expression. On peut lui trouver des sources et tenter de nombreux parallèles: le collage dadaïste, mais aussi dans ce cas la tradition du panorama, ou encore l’utilisation de la maquette dans certains musées historiques, maquette que l’on retrouve en architecture et chez de nombreux artistes au cours des dernières années. La source principale étant la pratique de divers exclus qui savent parfaitement faire passer des messages en utilisant ce qu’ils trouvent pour y parvenir. L’une des caractéristiques du travail de Hirschhorn est qu’il reste très extérieur dans son exposé, il conserve une grande distance, ne s’implique pas personnellement dans une optique expressionniste.

En 2000 il a obtenu le prix Marcel Duchamp « le lauréat d’après le jury fait preuve d’une réelle maturité et d’un grand sens de sa responsabilité d’artiste, et de même, que son œuvre relève d’une originalité et d’une inventivité remarquables ».

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Hirschhorn peut rester accroché dans sa commune natale

Thomas Hirschhorn est un artiste qui a l’habitude de déranger. Cité dans la documentation transmise au parlement pour son débat de jeudi, il déclare. «Je sais que mon travail peut conduire à des réactions. Ce n’est pas un problème pour moi. Je suis prêt à encaisser toutes les critiques à cause de Because, Because, même les plus injustifiées. Mais il faut que vous sachiez que «vouloir provoquer» ou «créer le scandale» ne fait en aucun cas partie de ma logique, ni en général d’une logique artistique. Seul celui croit devoir se protéger de quelque chose est «provoqué» et «scandalisé». Je veux que mon travail se confronte au noyau dur de la réalité, je sais qu’il le peut, à Davos et ailleurs.»

Extrait du journal le Temps Suisse et Région

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