Kurt Schwitters

Kurt Schwitters dans l’art moderne

Kurt Schwitters 1931

Kurt Schwitters (1887-1948) Exclu du mouvement Dada Berlin, il réagit en fondant Dada . Ce mouvement était fondé sur l’apolitique (donc aux antipodes des conceptions de Dada Berlin, qui était un mouvement engagé politiquement), le constructivisme. Ses principaux piliers en sont la revue Merz, et l’art du même nom.

Le procédé sur lequel cet art est fondé est en même temps un procédé majeur de tout le Dada littéraire autant que plastique : il s’agit du collage. On trouvait sur ses toiles des billets d’autobus, des lambeaux d’affiches ou de journaux, des chiffons, des boutons, des morceaux de tissus, des bouchons, etc. qui constituaient des tableaux « harmonieux ». Merz est d’ailleurs le fragment d’un papier où se trouvait écrit le mot allemand Kommerz, de Kommerz Bank.( Merz peut-être aussi traduit en français par « truc », « chose », ce qui caractérise en effet ces assemblages d’éléments divers…)

Au sujet de  » Merz » Schwitters à dit : « le mot est né organiquement lors du merzage du tableau, non pas accidentellement, car dans la mise en valeur artistique rien n’est accidentel, ce qui est logique. J’ai nommé jadis ce tableau, d’après sa partie lisible, Tableau Merz. Et quand cherchant un nom génétique pour on art, j’ai compris que je créais en dehors des notions génériques habituelles, je l’ai nommé d’après le tableau Merz. La notion Merz était intraduisible et donc susceptible d’évoluer dans la direction donnée par le tableau Merz. Par une surenchère logique, je donnais à la notion merz sa signification actuelle et l’offris à la collectivité par le biais de la revue Merz.

Il étudia la peinture de 1909 à 1914 à l’Académie de Dresde. Il participa à la revue der Sturm de Berlin. Grand ami de Hausmann et de Arp, il fonda un mouvement parallèle au Dada qu’il nomma Merz. Il désigne par ce dernier terme l’ensemble de ses travaux et sa technique de création. Merz est une réduction du mot Kommerz que l’on a pu lire sur un collage de l’année 1919. Le mot est né organiquement du merzage du tableau, non pas accidentellement, car dans la mise en valeur artistique rien n’est accidentel, ce qui est logique. J ai nommé jadis ce tableau, d’après sa partie lisible, tableau Merz. Quand cherchant un nom générique pour mon art, j ai compris que je créais en dehors des notions génériques habituelles, je l ai nommé d’après le tableau le plus caractéristique, le tableau Merz. La notion Merz était intraduisible et donc susceptible d’évoluer dans la direction donnée par le tableau Merz. Par une surenchère logique, je donnais à la notion de Merz sa signification actuelle et l’offris à la collectivité par le biais de la revue Merz.

Merz écrit 1923.

Pour lui quels que soient les matériaux employé, le collage suppose une attention aiguisés à l’environnement, sans exclusive, ce qui m’amène à collecter sans relache, puis à reconstruire à partir de détritus, de rebuts, accordant à chaque collage un rythme particulier.

De 1930 à 1948, il se réfugia en Norvège pour fuir le nazisme. Il se fit remarquer par des dessins au crayon, au fusain, à l’aquarelle puis des collages et des assemblages dès 1919. Refusé au Dada de Berlin par Huelsenbeck, il réagit et crée son tableau Merzbild en 1919. Le mot Merz étant découpé depuis Kommerz dans une annonce imprimée. En 1923, il crée son œuvre à Hanovre, le Merzbau, un ensemble de structures en bois et plâtre avec des cavités où s’encastrent ses travaux et ceux de ses amis. Détruit en 1943, il été partiellement reconstruit par le suisse Harald Szeemann. Après 1923, il se lie avec les constructivistes Theo van Doesburg et le russe El Lissitsky. Il réalisa avec eux la revue Merz parue entre 1923 et 1932. Une centrale de publicité Merz fut crée et elle lança la nouvelle réclame pour des firmes comme Pelikan, Opel ou Bahlsen. Après l’invasion allemande en Norvège, il résida en 1946 à Ambleside dans la Westmoreland en Angleterre. En février 1995, le Centre Beaubourg à Paris a organisé une exposition Schwitters. Il a publié Anna Blume en 1919 et Ursonate en 1932.

Rauschenbert et Schwitters

Bibliographie :

Kurt Schwitters Collectif Centre Pompidou

Kurt Schwitters : L’art m’amuse beaucoup François Bazzoli

Kurt Schwitters Jean-Christophe Bailly

 

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