Rauschenberg transferts photographiques

Le monde comme image de Rauschenberg

Rauschenberg se propose en 1950 de présenter une œuvre qui est la négation de l’expressionnisme abstrait. Au début il n a pas fait le choix entre la photographie et la peinture. En photographie le sujet lui importe moins que le traitement photographique lui-même. Les premières photographies de Rauschenberg se proposent de faire apparaître leur nature spectrale.

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Les images importées dans la presse font partie des matériaux imprimés dont  il se sert dans des collages sur papier. Les matériaux sont réunit sans volonté d’homogénéité.

Il avait commencé par faire des collages et des peintures séparément mais il va très vite dans ce qu’il appelle des combine coller toutes sortes de matériaux sur les tableaux. Dans la série les « Red painting » de 1954 la peinture laisse des coulées sur le tableau, recouvre diverses matières collées dans une combinaison d’abstrait  et de concret.

Rauschenberg se considère comme « du papier photosensible qui est seulement éclairé » et capte le monde. Ainsi – dans une profonde adhésion et une acceptation de tout, selon le « principe indifférence » qui définit le caractère « démocratique » de la photographie -, ses « transferts » photographiques constituent les grandes fresques épiques du contemporain.

Les premières peintures de Rauschenberg étaient vides de toute image, comme point ultime de l’expressionnisme abstrait, qu’il a rapidement commencé à narguer, avec ses combine, dans la tradition, transformée, de l’anti-art et de Dada : en ouvrant l’en soi de œuvre d’art absolu à tout vent, aux restes disparates, hétérogènes et incongrus du quotidien.

Rauschenberg prenait ses images partout. en écartant des images figée, arrêtées ou trop chargées et susceptibles de devenir une illustration. En rejetant ce qui dans chaque image ou dans le rapport entre les images pourrait imposer des significationsévidentes, suggérer des relation implicites ou inconscientes, des asssociations ou des clichés. En choisissant des images peu spécifiques afin que l’ensemble garde une grande force pour chaque spectateur, qui est requis par le « tableau » autant que Rauschenberg lui même : car ils sont égaux. L’artiste « ne s’exprime pas » il propose et n’a par principe, aucun privilège par rapport au spectateur. Sauf de pouvoir figurer en une « autobiographie » après avoir collé ses photos – d’enfance et d’autres ages, parmi d’autres effets personnels – dans ses « Combine »

Le monde comme image de reproduction

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Rauschenbert biographie ; Robert Rauschenberg et Kurt Schwitters ; Rauschenberg et expressionnisme abstrait

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