La photographie des graffitis et des affiches déchirées dans les rues semble commencer avec Brassaï qui réfléchit aux témoignages éphémères de la rue.
Cette démarche se poursuit avec les nouveaux réalistes comme Villeglé qui s’approprie les décollages d affiches des rues dans les années 60
A l'origines ces objets ont pour but de donner une information, interpeller le regardeur comme le fait la publicité. Ces traces évoluent lentement. Elles deviennent graffitis peints, peinture avec pochoir, trace à la craie. Tout cela se mélangent accidentellement avec les affiches collées sur les palissades ou autres support.
Cette série de photographies que j appelle "collages urbains" rapporte quelques une de ces traces d'information que l’on peut observer. Souvent l’affichette déchirée cohabite avec un graffiti, se superpose avec une autre affiche. Des panneaux indicateurs servent de support à des papiers collées au hasard et arrachées, mais qui subsistent sous forme de traces.
Avec leur support qui peut être un mur mais aussi une poubelles, panneau de signalisation ou palissades de tolles, l'ensemble des papiers collés, les signes peints, les décollages sont cadrés par l'appareil photo. La photographie garde les traces de ces objets insignifiants appelés à disparaître.
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