Neevherne

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Au commencement, il y a ces images. Ces milliers de tableaux qui
racontent « hier ». Les rêves et les ambitions d’hier. Les misères, les
peurs et les beautés d’hier.
Or, en quoi ces récits diffèrent-ils de ceux qui se tissent aujourd’hui ?
Pourquoi ne pas raconter « aujourd’hui » avec cette matière passée ?
Pointer ce qui agace, démange, accable. Et, au passage, repousser les
frontières du réel, poser un sourire dans un nuage, s’amuser un peu.
Emprunter, ici une main, un visage, un objet. Découper un fragment de
paysage, en modifier la perspective, les nuances. Est-ce le jour, la nuit
dans cette histoire inédite ? Tout est permis ! Il ne s’agit pas de
détourner une oeuvre. Il s’agit de collecter des éléments et de les mettre
au service d’une nouvelle narration. D’imaginer une nouvelle
composition.
L’époque, la nôtre est aux impostures. Aux imposteurs. J’en suis,
désormais, moi qui ai décidé d’encadrer ces images numériques et de
les poser sur une ardoise. Comme si, tout ceci existait réellement, chez
quelque mystérieux collectionneur.

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