Delbeck

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Stéphane Delbecq est né en 1949 à Brugelette où il exerce la profession de libraire (marchand de journaux) depuis plus de 30 ans.

Il s’intéresse à divers aspects de la photographie en amateur et s’initie très tôt à l’informatique dans le but de modifier ses images.

Par curiosité il applique différents filtres à des formes géométriques simples.

A cette époque il rencontre l’hermétiste Pascal « omni » Dutilleul qui l’initie à la géométrie naturelle.

C’est alors qu’il a l’idée d’appliquer ses « recettes » à des photos plutôt qu’à des formes.

Amusé et intrigué par les résultats il explore et expérimente mais ne sauvegarde rien jusqu’au jour où Michel Jamsin, professeur à l’Académie de Mons l’encourage à conserver son travail.

2006

-Parcours d’artistes à Brugelette
-Centre Culturel d’Uccle
-« Talents au Travail » à Arlon

2007

-Salon du Bon Vouloir à Mons
-Une image sélectionnée à Arlon participe à une exposition itinérante dans plusieurs villes européennes de la Grande Région.
-du 09/03/07 au09/05/07

« Dialogues Imaginaires »

Travail sur la photographie

Salle des périodiques de la bibliothèque provinciale à La Louvière

Exposition personnelle organisée par le secteur des arts plastiques de la Province du Hainaut

– Acquisition de trois œuvres par la Province du Hainaut.

Le travail.

Une photo quelconque est introduite dans l’ordinateur.

Il s’agit alors de déstructurer, désarticuler l’image.
Les éléments obtenus sont alors assemblés et réunis en symétrie(s).

Résultat…….

ARTICLE

Photographie d’un réel virtuel.

Les mandalas du tantrisme et du bouddhisme, qui se veulent représentations symboliques de l’univers, s’articulent autour de la similarité des motifs.

Les figures produites par un kaléidoscope renvoient le même agencement à gauche et à droite, au-dessus et au dessous. D’où le côté fascinant de toutes ces images.

Stéphane Delbecq (Brugelette 1949) applique ce principe de concordance visuelle à la photographie. Il s’empare de sujets divers : sites industriels, végétation, minéraux, animaux…

Il les soumet à des effets de miroir. Leur réalité se trouve soudain projetée dans l’étrange.

C’est un peu un équivalent valant ce qu’en littérature on nomme palindromes, phrases lisibles aussi bien à l’endroit qu’à l’envers.

L’œil habitué à reconnaître êtres, objets et sites, s’y retrouve. Il saisit une passerelle, une tubulure, une plaque nominative, un projecteur, une écorce, une pierre, des branches, un poulet rôti…Mais, paradoxalement, il n’est plus assuré de ce qu’il voit.

Devenu reflet de lui-même, chaque élément ment. Il se multiple parfois plusieurs fois. Il engendre une sorte de mise en abîme qui se perd en elle. Il y a là une sorte de vertige un sein duquel le regard s’égare comme dans un labyrinthe.

Même lorsque l’ensemble semble avoir conservé sa verticalité normale tout s’avère inattendu.

L’imprévisible visible sème le doute.

La photo donne l’impression d’être familière. Cependant elle se révèle insolite. Des détails sont familiers et s’en réfèrent au connu. Néanmoins l’ensemble intrigue. Les doutes troublent le réel, le rendent onirique. Tout devient mystère.

La pression atmosphérique n’empêche plus les choses de prendre dans l’espace des positions d’apesanteur, de tête-bêche, de dépliement mental. A la fois le percevable rassure et l’inconcevable s’impose comme folle évidence, l’un et l’autre devenant absurdement logique.

Michel Voiturier.
Courrier de L’Escaut 13/03/07

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