Déjà connu pour ses peintures inspirées de la bande dessinée, Erro est moins connu pour ses productions de collage montage. Encore peu montré son œuvre de collage occupe une place décisive dans l’histoire du collage.
Il entreprend ses premiers collages à Paris à partir de revues diverses. Il agrandit ses collages selon un processus qu’il utilise dans sa production artistique. En effet chacune de ses peintures est précédé d’un collage, esquisse d’un nouveau genre, dont il propose une transposition picturale à l’aide d’un épiscope puis d’un projecteur de diapositives.
Il est largement influencé par l’esthétique surréaliste. Il greffe, dans ses premiers collages, des éléments sur des visages de mannequins dans la série des Méca-make-up et propose une version mécanisée de manuels scolaires. .
A la suite d’un premier séjour à New york il est influencé par le Pop Art, les collages de Erro mêlent des personnages de Bandes dessinées à des œuvres d’art ancien et moderne. .
A la fin des années 1960, apparaissent dans son œuvre diverses sources : images de propagande chinoises, cubaines ou soviétiques. Erro aborde le thème de la conquête spatiale au début des seventies. Des cosmonautes tout sourire voisine avec les nus féminins d’Ingres.
Ces séries revisitent de manière ironique la peinture d’histoire. Erro subvertit les codes de la représentation en se jouant de la hiérarchie des images. Privilégiant les chocs visuels, il révèle des rapprochements insoupçonnés comme dans ses hommages aux peintures poètes ou compositeurs, des années 1980. Témoignant de la saturation visuelle qui caractérise la culture de masse, les « scapes » inventés par Erro dès 1964, accumule des éléments sous forme d’assemblage visuels. . .
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